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Solidaires des Ardennes


Union départementale des syndicats Solidaires des Ardennes


Bienvenue sur le premier site syndical interprofessionnel ardennais.
Crée le 12 décembre 2005



Manifestation du 11 septembre 1911 contre la vie chère. Le citoyen Boutet exhortant le groupe de Braux au calme.
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Contacts syndicaux
Pour contacter l'Union départementale Solidaires vous pouvez :
- Venir aux permanences juridiques en droit du travail, tous les lundis après-midi, Bourse du travail 21 rue Jean-Baptiste Clément à Charleville-Mézières : plus de renseignement en cliquant ici
-nous téléphoner : 06.95.56.68.21
- nous envoyer un courriel à l'adresse suivante  : solidaires08@orange.fr

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Le conseil de l'UD Solidaires se réunit le premier jeudi de chaque mois au local de la Bourse du travail à partir de 14 h, 21 rue J.B.Clément à Charleville-Mézières.

Actualité des syndicats


Solidaires industrie

Plusieurs sections syndicales ont été crées dans l'industrie des Ardennes, pour contacter le syndicat de l'industrie : 06.95.56.68.21



Un syndicat Sud Santé Sociaux s'est constitué dans les Ardennes, pour le contacter : 06.95.56.68.21

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Lundi 15 Janvier 2018
Pour la santé des consommateurs, affaire Lactalis : UNE DGCCRF FORTE ET RENFORCÉE



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Article publié le 11 janvier 2018
Ecrit par solidaires08, à 14:19 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lancement d’une campagne nationale contre la répression anti syndicale

La répression anti syndicale vise de plus en plus d’équipes et de camarades. Les remises en cause du code du travail, les ordonnances Macron ont accentué un sentiment d’impunité et l’arrogance chez certains employeurs qui se croient tout permis, dans le public comme dans le privé.

Ainsi en Auvergne, la Croix Marine, une entreprise dont la vocation est l’entraide et la solidarité (sic !), a décidé de licencier 3 représentants du personnel SUD Santé Sociaux. Fort heureusement, l’inspection du travail a refusé ces licenciements mais nos 3 camarades restent sous la menace d’une procédure d’appel de la part de leur employeur.

Ainsi, à Poitiers 10 manifestant-es ont été inculpé pour avoir envahi un espace SNCF le 19 mai 2016, lors d’une manifestation contre la loi travail, et sont passé-es en procès le 17 novembre au palais de justice.

Ainsi, une camarade de Sud Travail a été suspendue de ses fonctions et traduite en CAP disciplinaire en décembre 2017 pour faute grave. Il lui était reproché d’avoir « manqué à son devoir de réserve en s’exprimant en tant qu’inspectrice du travail » lors d’un rassemblement syndical organisé par Solidaires et d’autres associations pour protester contre la venue de la « DRH de l’entreprise France » au congrès des DRH.

Ainsi Gaël, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 et de Solidaires 92, subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en 14 ans, et presque un an de mises à pied cumulées. La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’Inspection du Travail en 2010, par le ministre du travail en 2011, puis par le tribunal administratif en 2014. Suite à l’annulation de ces décisions , toute la procédure est relancée et c’est de nouveau la ministre du travail qui doit se prononcer.

C’est aussi la répression du mouvement syndical à Mayotte, dans de nombreuses entreprises et ministères (Goodyear, Continental, PSA, Soliha, Air France, Éducation nationale, Intérieur …), du mouvement social (Loïc de Jolie Môme poursuivi par le Medef, Attac poursuivi par Apple ou la BNP, etc.), ce sont donc bien les droits syndicaux élémentaires et la liberté d’expression qui sont bafoués, dans un contexte plus large de criminalisation des mouvements sociaux et de répression des mobilisations.

L’union syndicale Solidaires décide de lancer une campagne contre la répression du mouvement social au plan national et relayée par toutes les fédérations, syndicats nationaux et Solidaires locaux.

Cette campagne s’appuiera sur des campagnes de presse (mise en place d’un communiqué type, d’un dossier de presse et de conférences) et sur les collectifs unitaires et outils existants comme l’observatoire de la répression anti syndicale. Une pétition en ligne sera proposée comme un des supports de cette campagne. Tous les faits de répression (licenciement, sanction, poursuites judiciaires etc...) devront être recensés et communiqués au national par les différentes structures.Cette campagne poursuivra le travail de regroupement des luttes contre les cas de répression dans un cadre militant commun.

Le rassemblement le 6 février 2018 à 19h devant le ministère du travail à Paris pour soutenir notre camarade Gaël et refuser son licenciement sera l’occasion d’un premier temps fort national d’affichage de cette campagne.

Comité national de Solidaires, Paris, le 11 janvier 2018



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Ecrit par solidaires08, à 14:16 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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La rupture conventionnelle collective ou la grande arnaque...

C’est assurément une des mesures phares des ordonnances Macron de l’automne. L’une de celles les plus attendues par le patronat dont le MEDEF avait passé commande au président des riches : la rupture conventionnelle collective (RCC) ou la mise à la porte (par accord) des salarié-es plutôt que leur licenciement économique !

Cette rupture conventionnelle collective prend la forme de départs « volontaires » : contre une indemnité négociée par accord, il n’y a plus aucune obligation de reclassement, ni proposition de contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Enfin il ne comporte aucune priorité à la réembauche !

Dans un contexte où les suppressions d’emplois et les licenciements sont nombreux et ont des conséquences dramatiques, le plan de sauvegarde de l’emploi (basiquement appelé plan social) est là pour donner des garanties au salarié-es en cas de départs collectifs pour raisons économiques. La rupture conventionnelle collective, elle, va relever du strict bon vouloir patronal, l’entreprise n’ayant même pas à justifier d’une difficulté ou d’un contexte économique particulier. Et il suffira au patron de trouver les bons syndicats partenaires pour la réaliser par accord.

La rupture conventionnelle collective est en réalité un plan de licenciement déguisé, sans aucune garantie.. Sans motif économique ni même licenciement, la RCC ne fait l’objet d’aucune consultation d’une instance représentative du personnel et ne peut donc être contesté devant les tribunaux et les prud’hommes en particulier.

En clair c’est une variable d’ajustement de la politique salariale de l’employeur. Marre de vos salarié-es en CDI depuis des décennies et qui vous coûtent selon vous trop cher ? Utilisez le RCC comme PSA compte bien le faire rapidement ou comme d’autres l’ont envisagé (Pimkie) ! Vous pourrez ainsi vous en séparer et réembaucher derrière des salarié-es précaires (en CDD) au SMIC. Tout cela par simple accord majoritaire avec malheureusement des syndicats prêts à vous écouter et céder à votre chantage (d’une délocalisation par exemple).

La rupture conventionnelle « individuelle » était déjà une brèche insupportable dans le droit du licenciement pratiquée par Nicolas Sarkozy : elle n’a cessé de connaître un succès grandissant avec plusieurs centaines de milliers en 2016. Inutile de dire que cette mesure « collective » qui pourrait bien avoir la peau du licenciement économique s’apprête à connaître un succès encore plus important.

Solidaires dénonce la rupture conventionnelle collective comme l’ensemble des ordonnances antisociales de l’automne. Pour combattre réellement le chômage au lieu d’en créer toujours plus, le patronat doit réduire fortement le temps de travail. Solidaires revendique que celui-ci soit réduit à 32h par semaine sans perte de salaire : il y a urgence à construire un droit social favorable aux salarié-es, le syndicat est un outil central pour y arriver.



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Ecrit par solidaires08, à 14:15 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lundi 08 Janvier 2018
Conseil départemental des Ardennes : Ce que Irma nous prédit pour 2018.


Lu sur SDU 08 : "Toujours les mêmes turbulences dans le fonctionnement des services qui deviendront, dès 2018, le quotidien des agents du Conseil Départemental. Notre dernier tract à lire ici.
Ecrit par solidaires08, à 15:23 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Madame Pénicaud, qui profite (vraiment) du système ?

Jeudi 4 janvier, Murielle Pénicaud, ministre de la casse du droit du travail et de la chasse aux chômeur-euses, s’en prenait au micro de France Inter à « ceux qui profitent du système ».

Mais de qui parlait-elle ?

  • D’elle-même, qui grâce à la réforme de l’Impôt sur la fortune décidée par son gouvernement, va réaliser plus de 62 000 euros d’économies (soit l’équivalent de 5 années de SMIC) ?
  • D’elle-même, qui a touché, en tant que DRH de Danone, en salaires et stockoptions, 4,7 millions d’euros entre 2012 et 2014 alors qu’elle organisait un plan de licenciement de 900 salarié-es ?
  • Ou dénonçait-elle plus largement ses nombreux collègues du gouvernement, eux aussi multimillionnaires (Hulot, Nyssen Parly, Buzyn…) et qui, mesure après mesure, multiplient les cadeaux aux patrons, aux actionnaires et aux banquiers ?
  • Ou pointait-elle ces « grandes fortunes » comme Bernard Arnault qui paient très cher des avocats fiscalistes pour exiler ses revenus et payer moins d’impôt en France ?

Non, Murielle Pénicaud s’attaquait aux chômeur-euses accusé-es de ne pas chercher assez activement du travail, oubliant que le véritable scandale est que la politique de ce gouvernement et des précédents fait que 6,6 millions de personnes pointent à Pôle emploi, que près d’un-e chômeur-euse sur 2 n’est pas indemnisé-e, que le montant moyen de l’Allocation de retour à l’emploi est de 1000 euros par mois !

Alors que le gouvernement avec son projet de réforme de l’assurance chômage prépare de nouvelles attaques contre les droits de ceux et celles qui ont perdu un emploi, qui en cherchent un ou qui risquent de se trouver dans cette situation un jour, l’Union syndicale Solidaires réaffirme :

☛ Son refus du contrôle des chômeurs et chômeuses, nous voulons un service public de l’emploi qui soit une aide, pas un flicage.

☛ Pour vaincre le chômage, il faut une réduction massive du temps de travail à 32 heures et avec les embauches correspondantes.

☛ La continuité des droits sociaux et du salaire entre deux emplois, par un statut correspondant.



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Ecrit par solidaires08, à 15:14 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lundi 11 Décembre 2017
Solidaires réaffirme son soutien aux camarades dont les libertés syndicales sont gravement remises en cause.

L’Union syndicale Solidaires réuni en Bureau national ce 7 décembre réaffirme son soutien à l’ensemble des camarades de l’inspection du travail ou de l’éducation en Seine-Saint-Denis dont les libertés syndicales sont gravement remises en cause par le gouvernement.

Ces attaques ne sont pas isolées et commencent à faire système.

Nous continuerons de nous battre pour le respect et le développement de la "démocratie sociale" en général et le droit d’expression et d’organisation en particulier.



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Ecrit par solidaires08, à 14:55 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lundi 04 Décembre 2017
Absentéisme : un point final à Charleville-Mézières et à la Communauté d'agglomération ?
Lu sur SDU 08 : "Evidemment quand il est question de réduire des primes pour cause d'absentéisme, il y a de quoi s'inquiéter. Les agents s'interrogent. Qui sera visé ? Comment ? De combien ?

En acceptant de participer aux réunions avec l'employeur sur ce sujet plutôt tabou, les représentants syndicaux de la Ville de Charleville-Mézières, du Ccas et d'Ardenne Métropole ont largement amendé le dossier initial.
Lire la suite ici
Ecrit par solidaires08, à 14:45 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Ne laissons pas museler les libertés syndicales ! Soutien à notre camarade, inspectrice du Travail de SUD TAS !

Une militante de Sud-Travail Affaires Sociales et Inspectrice du Travail a été suspendue de ses fonctions à titre conservatoire et déférée devant la commission de discipline pour avoir donné un interview à un journaliste le jour d’une manifestation syndicale. La commission de discipline se tient le 14 décembre.

Cette militante participait à un rassemblement qui a eu lieu le 12 octobre au Pré Catelan- Bois de Boulogne- devant le congrès des DRH contre la politique de management des ressources humaines. Elle s’est exprimée face à ce journaliste de l’Humanité sur la politique du ministère du Travail vis à vis de ses agents publics : suppressions d’effectifs mettant à mal l’accomplissement des missions et dégradant les conditions de travail.
Le ministère du Travail et des affaires sociales qualifie cet interview de manquement à l’obligation de réserve. La liberté d’expression des militants syndicaux est ici remise en cause.

Les cas de répression syndicale se multiplient : Goodyear, Continental, Tefal, La Poste... Ce sont les libertés syndicales qui sont menacées !

Signons la pétition en ligne :
https://www.change.org/p/libert%C3%A9-d-expression-au-minist%C3%A8re-du-travail-et-ailleurs

Soyons nombreux au rassemblement de soutien :
Jeudi 14 décembre à 14h
Devant la DRH du ministère du Travail,
14 avenue Duquesne, métro Ecole Militaire

>> Voir la rubrique spécifique conscrée à cette mobilisation

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Ecrit par solidaires08, à 14:32 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lundi 27 Novembre 2017
Mesdames et Messieurs les ministres, arrêtez de piétiner les libertés syndicales !
Ecrit par solidaires08, à 16:30 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lundi 06 Novembre 2017
Contrats aidés : Non au plus grand plan de licenciement de l’Histoire !!!




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Ecrit par solidaires08, à 14:28 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lundi 09 Octobre 2017
CSG : un mauvais coût !

Cette hausse est destinée à compenser la suppression des cotisations maladie et chômage des salarié-es (et la baisse des cotisations maladie et famille des indépendants).

Celle-ci aura lieu en deux temps : - 2,2 points en janvier 2018 et - 0,95 en octobre. Le gouvernement affirme avoir deux objectifs :
- Redonner du pouvoir d’achat aux salarié-es, la hausse de la CSG ne compensant pas intégralement la suppression des cotisations et ne touchant pas les retraité-es les plus modestes. Au total, selon le journal Alternatives Économiques, le gain pour les salarié-es au SMIC devrait être d’1,45 % par an soit 260 euros.
- Et, la CSG ayant une assiette plus large que les cotisations salariales, faire contribuer plus justement l’ensemble des revenus au financement de la sécurité sociale.

Aujourd’hui : de vrais gagnants, de (possibles) gagnants et énormément de perdants !

Sauf que tout le monde n’est pas gagnant. Comme en témoignent à raison les nombreuses manifestations de retraité-es le 28 septembre dernier, il y a quelques raisons pour celles et ceux-ci d’être en colère. Et notamment les retraité-es qui touchent au-delà de 1200 € de pension de retraite par mois pour les moins de 65 ans et 1350 € pour les plus de 65 ans. Pas vraiment des classes sociales fortunées ! Pour eux, la hausse de la CSG ne sera compensée par aucun dispositif (et ils et elles seront nombreux-ses à ne pas bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation, dont les personnes hébergées en maison de retraite par exemple !).
Résultat, un-e retraité-e touchant 1500 € par mois perdra sur l’année autour de 300 €. Un-e cadre supérieur-e à 20 000 € par mois bénéficiera d’un gain de 1690 € par an (contre 390 € en moyenne pour un employé à 2000 € par mois)…
On aura vu plus juste !

Du côté des fonctionnaires, c’est escroquerie à tous les étages ! Une usine à gaz pour faire illusion. Une compensation au 1er janvier se traduira par la suppression de la Contribution exceptionnelle de solidarité (CES) versée depuis 1981 pour alimenter l’assurance chômage (pour les fonctionnaires qui la payent soit celles et ceux qui ont un indice supérieur à 313) et par la mise en place d’une indemnité figée, basée sur une période de référence non encore déterminée (décembre 2017 ou une moyenne de l’année 2017). Cette compensation se dévaluera dans le temps au fur et à mesure de l’évolution de la carrière des agent-es. Ainsi le gain final sera de zéro ! Et double zéro pour les agent-es entrant dans la fonction publique au premier janvier 2018 puisqu’ils et elles seront exclu-es du dispositif de compensation ! Ces agent-es paieront « plein pot » les 1,7% de hausse de CSG !
Décidément, la coupe est pleine !

Pour certains revenus du capital en revanche les compensations seront importantes : exonération d’ISF, prélèvement forfaitaire de 30 % sur l’ensemble des revenus financiers (alors qu’aujourd’hui ceux-ci sont intégrés dans le calcul de l’imposition sur le revenu), l’augmentation de la CSG ne sera qu’une piqûre indolore...
Un gouvernement pour les riches, clairement assumé !

Déresponsabilisation sociale et désengagement de l’entreprise

Mais il faut aussi revenir sur l’arnaque que constitue l’idée qu’on peut donner du pouvoir d’achat sans augmenter les salaires. En supprimant la cotisation chômage pour les salarié-es, le gouvernement déresponsabilise toujours plus les entreprises quant à la politique salariale, validant le fait qu’elles n’auraient plus à augmenter les salaires pour le travail effectué par les salarié-es.

N’oublions pas que ces baisses ou suppressions des cotisations sociales pour les salarié-es se situent dans un mouvement correspondant de baisse voire de suppression de ces cotisations pour la part patronale. L’objectif du gouvernement est ainsi à terme de cesser de faire financer par les entreprises (salarié-es et patrons) la protection sociale. L’entreprise pourrait ainsi se dégager de ses obligations en matière de salaire différé (puisque le travail coûte trop cher !). En projetant de faire financer le manque à gagner pour l’assurance chômage par une partie de la CSG, le gouvernement valide le fait que les dégâts sociaux créés par la mise au chômage de salarié-es ne sont plus de la responsabilité de l’entreprise mais de celle de la société toute entière ! On a en fait une augmentation de pouvoir d’achat pour certain-es mais la baisse du salaire différé de tou-tes.
Et une nouvelle fois, socialiser les pertes quand les profits, eux, s’envolent !

Demain : la main basse de l’État sur une protection sociale réduite à l’assistance ?

Enfin ce tour de passe-passe permet à l’État de mettre toujours plus la main sur les ressources de la protection sociale, dont celles de l’assurance chômage que cette hausse de CSG va selon ses intentions contribuer à financer. On est loin de la logique de salaire différé qui est utilisé par chacun et chacune dans des période de sa vie : chômage, maternité, maladie, retraite… C’est un moyen de pression du gouvernement sur la gestion paritaire des fonds par le patronat et les organisations syndicales. Celui-ci pourra imposer directement son point de vue sur le traitement du chômage et (la régression ou la suppression) des droits des chômeur-euses. Il pourrait à brève échéance transformer les allocations chômage en allocations forfaitaires d’un montant uniforme, les déconnecter des salaires précédents et en venir à une conception d’assistance en cas de chômage.

Compte tenu des politiques libérales et patronales, des politiques de restrictions et de coupes budgétaires mises en place par le pouvoir actuel, sans compter ses dérives autoritaires, cette étatisation a vraiment de quoi inquiéter. Les néo-libéraux actuels ne sont plus intéressés à la gestion paritaire. Pour eux, qu’ils soient à la direction du Medef ou du gouvernement, la sécurité sociale pourrait aussi bien être privatisée et l’État chargé d’assurer de simples filets de sécurité mais pas la continuité du salaire. Les salarié-es ont tout à perdre de ces politiques, dans leurs droits comme dans leurs moyens de revendiquer et de décider de leur protection sociale.







Article publié le 6 octobre 2017
Ecrit par solidaires08, à 15:40 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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Lundi 02 Octobre 2017
Le 10 octobre, salarié-es du public et du privé en grève et en manifestation TOUTES ET TOUS ENSEMBLE
Ecrit par solidaires08, à 15:36 dans la rubrique "L'Union Solidaires 08".
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